Depuis quelques jours, je me sens belle. Et heureuse.
N'est-ce pas, au fond, tout ce qui compte?
Mes smoothies verts me font un bien fou au teint. Et ce plaisir que j'ai à faire tourner mon blender juste pour moi, c'est indescriptible. La maternité, c'est un marathon qui vous fait apprécier les extraordinaires petites choses devenues inhabituelles: une longue douche bouillante, quelques moments pour lire, s'acheter des sous vêtements neufs, même pas sexys, au Jean Coutu, parce que ça compte pour une sortie toute seule. Yeah! Les smoothies, c'est mon nouveau rituel matinal, un petit temps juste pour me faire du bien, et j'aime ça. Tellement que j'ai mangé, sans exagérer, plus de verdure crue cette semaine que dans l'ensemble de mes 29 années d'existence.
Je n'ai pas perdu un gramme, mais mon corps semble être en processus de reprendre sa forme pré-grossesse, avec une taille dans le milieu plutôt qu'un bloc uniforme et bien droit qui donne toute sa signification à l'expression "tronc". On s'entend que je suis à un bon 10-15 kilos de mon poids pré-grossesse et que ce corps pré-gestationel n'était pas vraiment celui d'une nymphe, mais je me sens reféminisée et quelque peu libérée de mon aspect arboricole et des racines qui venaient avec. Je reconnais celle que je vois dans la glace, toujours jolie même si un peu plus ronde et partiellement négligée, comme d'habitude. C'est sans doute l'effet du temps plus que de la verdure, mais j'en suis heureuse.
Et dans un mois, je pars en France. S'il y aura la belle-famille à gérer toute seule pendant 3 semaines, ce sera aussi l'occasion pour moi et ma fille de faire plein d'escapades à Paris, de dévaliser ce truc merveilleux qu'est la FNAC, de ne pas cuisiner les bonnes choses que je mangerai et d'avoir plein de temps pour Vivre. Nous nous sommes aussi prévu un petit 3 jours à Londres. Et je cherche toujours un bon plan transport pour me rendre à Rome quelques jours. Je n'écris pas tout ça pour m'en vanter (allez, si, juste un peu) ; c'est juste que si vous avez des bonnes adresses, je suis preneuse...
Ensuite, mon amoureux, ma grand-mère et sa soeur viendront me rejoindre pour un autre 3 semaines à visiter la France, un rêve que mes aïeules chérissent depuis longtemps. Je me sens tellement heureuse de leur faire vivre ça et de partager ces moments avec elles! Il est tellement beau en plus, ce pays; presque autant que le Canada, sans les ennuyantes prairies au milieu, les ontariens et sans ce maudit Stephen Harper qui fait monter ma pression chaque fois que je prends le risque d'ouvrir un journal. (D'ailleurs, si lui et Jean Charest sont réélus, j'ai promis de déménager)
Mais pour l'instant, ce qui me rends euphorique, c'est que ce soir, ma mère vient garder sa petite fille. Oh, nous ne partirons pas longtemps, le temps d'un souper d'amoureux au resto du coin accompagné du téléphone de ma mère pour être joignable si ça devient trop hardcore à la maison, mais j'aurais mon amoureux pour moi toute seule plusieurs minutes de suite pour la seconde fois depuis 23 mois (la première s'étant rapidement soldée par un chicane de couple pour cause de maman trop tendue de laisser son petit bébé chéri hurlant à la gardienne, bébé qui hurlait toujours autant à notre retour)
Alors voilà, mes articles de blogs sont sans contenu intéressant, mais c'est que je suis occupée à vivre...
vendredi 30 mars 2012
lundi 26 mars 2012
Depuis une semaine, je mangeais à ma faim sans efforts. La vie sans école, sans stress, ça me va plutôt bien.
Depuis 2 jours, tout le monde m'appelle. Il semble qu'on m'ait attribué le rôle de gardienne de mon frère, un rôle qui ne pèserait pas tant si je n'avais pas en plus à servir de confidente à toute la famille, qui doivent me donner leur raisons de merde pour ne pas mettre un minimum la main à la pâte.
Ça ne semble émouvoir personne quand je leur explique que je dois descendre de Montréal, alors qu'ils habitent à coté de l'hopital, et emmener ma fille qui déteste les bureaux de médecins et a besoin de faire sa sieste d'après midi. Parce que eux, ils n'aiment pas ça, c'est "trop dur pour eux".
Ma mère sera là, mais voyez vous, elle a un diner avec une amie le jour du rendez vous chez le psychiatre de mon frère. Et mon beau père, ça l'énerve, lui, de passer ses vacances à entendre parler de Dieu, et il en a marre, et il pense que c'est ma mère qui devrait y aller. Et les autres, ils se contentent de m'appeler. Je sais que je ne pourrai même pas espérer d'eux une petite visite à l'hopital, si mon frère est hospitalisé. Écouter ça, ça me brule et m'écoeure du genre humain.
Et mon frère ne veut pas être hospitalisé. Je sais que je pourrais convaincre son nouveau psychiatre de le faire sans peine, mais ça fait trop de fois que mon frère est hospitalisé et reçoit un service de merde qu'il pourrait aussi recevoir à la maison, et il ne veut pas retourner "dans le bocal à poisson rouges"... Je le comprends.
Lanaudière manque de ressources en santé mentale. Cruellement. Alors ils pratiquent à outrance "l'Empowerment", un mot bien vide pour des personnes qui n'ont pas les capacités de se prendre en charge. Soit on les laisse seuls entre deux hospitalisations merdiques, soit la famille palie.
Ce midi, j'ai mangé sans faim, et trop. Je ne ressens pas les émotions fortes, je les mange. Après un demi pot de Dulce de Leche en me rendant bien compte que j'ai les émotions gelées, j'ai décidé de venir écrire pour faire émerger la colère, la déception, la tristesse...
Et sur ce, je vais aller méditer, en espérant que la sieste de ma fille m'en laisse le temps...
Depuis 2 jours, tout le monde m'appelle. Il semble qu'on m'ait attribué le rôle de gardienne de mon frère, un rôle qui ne pèserait pas tant si je n'avais pas en plus à servir de confidente à toute la famille, qui doivent me donner leur raisons de merde pour ne pas mettre un minimum la main à la pâte.
Ça ne semble émouvoir personne quand je leur explique que je dois descendre de Montréal, alors qu'ils habitent à coté de l'hopital, et emmener ma fille qui déteste les bureaux de médecins et a besoin de faire sa sieste d'après midi. Parce que eux, ils n'aiment pas ça, c'est "trop dur pour eux".
Ma mère sera là, mais voyez vous, elle a un diner avec une amie le jour du rendez vous chez le psychiatre de mon frère. Et mon beau père, ça l'énerve, lui, de passer ses vacances à entendre parler de Dieu, et il en a marre, et il pense que c'est ma mère qui devrait y aller. Et les autres, ils se contentent de m'appeler. Je sais que je ne pourrai même pas espérer d'eux une petite visite à l'hopital, si mon frère est hospitalisé. Écouter ça, ça me brule et m'écoeure du genre humain.
Et mon frère ne veut pas être hospitalisé. Je sais que je pourrais convaincre son nouveau psychiatre de le faire sans peine, mais ça fait trop de fois que mon frère est hospitalisé et reçoit un service de merde qu'il pourrait aussi recevoir à la maison, et il ne veut pas retourner "dans le bocal à poisson rouges"... Je le comprends.
Lanaudière manque de ressources en santé mentale. Cruellement. Alors ils pratiquent à outrance "l'Empowerment", un mot bien vide pour des personnes qui n'ont pas les capacités de se prendre en charge. Soit on les laisse seuls entre deux hospitalisations merdiques, soit la famille palie.
Ce midi, j'ai mangé sans faim, et trop. Je ne ressens pas les émotions fortes, je les mange. Après un demi pot de Dulce de Leche en me rendant bien compte que j'ai les émotions gelées, j'ai décidé de venir écrire pour faire émerger la colère, la déception, la tristesse...
Et sur ce, je vais aller méditer, en espérant que la sieste de ma fille m'en laisse le temps...
dimanche 25 mars 2012
Ça commence toujours de façon un peu rigolote.
Il parle de devenir champion du monde de karaté (avant d'avoir commencé son premier cours), entre autre petites disgression du monde réel.
Puis il planifie devenir mannequin (malgré un physique très average, un surpoids et des grosses dermatites)
Dieu a commencé à s'en mêler. Les prophéties pleuvent, toutes plus incohérentes les unes que les autres.
Sur le rythme où ça va, Satan entrera en jeu d'ici peu.
Je crois que mon frère est en route vers l'hopital, une autre fois.
Le problème avec les problème mentaux de mon frère, c'est qu'il n'a pas la capacité d'être autonome et qu'il ne le comprends pas, mais que son autonomie, c'est sa seule raison de vivre... Sa vie, c'est comme essayer de faire un casse tête auquel il manque la moitié des pièces.
Il parle de devenir champion du monde de karaté (avant d'avoir commencé son premier cours), entre autre petites disgression du monde réel.
Puis il planifie devenir mannequin (malgré un physique très average, un surpoids et des grosses dermatites)
Dieu a commencé à s'en mêler. Les prophéties pleuvent, toutes plus incohérentes les unes que les autres.
Sur le rythme où ça va, Satan entrera en jeu d'ici peu.
Je crois que mon frère est en route vers l'hopital, une autre fois.
Le problème avec les problème mentaux de mon frère, c'est qu'il n'a pas la capacité d'être autonome et qu'il ne le comprends pas, mais que son autonomie, c'est sa seule raison de vivre... Sa vie, c'est comme essayer de faire un casse tête auquel il manque la moitié des pièces.
samedi 24 mars 2012
Pour les montréalaises, la vente d'entrepot de Schwiing bat son plein et j'y ai déniché des morceaux vraiment intéressants pour vraiment pas cher! On se croise à la prochaine?
J'haïs être le centre d'attention, particulièrement vestimentaire.
Encore plus, j'haïs magasiner avec d'autres filles, particulièrement quand elles sont minces comme des fils et qu'on devra choisir la même robe, ou pire encore, se la faire choisir.
Puis ensuite se faire regarder par une masse de gens.
Être demoiselle d'honneur pour le mariage de ma douce cousine avec mes deux autres cousines est donc un honneur qui me fait chaud au coeur, mais qui me fait déjà un peu paniquer.
Déjà, l'essayage risque d'être un peu honteux. J'espère que ma cousine ne nous proposera pas d'aller au Chateau où à d'autres endroit ou les robes fittent à ma cuisse plus qu'à ma taille.
Les gens, souvent, n'imaginent pas que je peux m'habiller dans les vêtements taille forte. La majorité du temps, les vêtements des boutiques normales sont un peu trop petits, et ceux des boutiques taille forte un peu trop grands. Trouver une robe dans laquelle je me sente belle est un défi. Là, ça promet...
Ensuite, au grand jour, il faudra parader, en saucisson, entre deux fleurs fraîches et une mariée superbe.
Je vais mourir et il fallait que j'en parle...
Ensuite, il me faudra me revêtir de toute mon hypocrisie pour sourire à mon oncle et faire comme si je ne savais rien devant cet homme qui ne veut plus me voir et me parler, sans que sa fille, la mariée, soit au courant.
God damn it!
(je suis contente quand même et je suis sure qu'il y aura plein de beaux moments!)
Encore plus, j'haïs magasiner avec d'autres filles, particulièrement quand elles sont minces comme des fils et qu'on devra choisir la même robe, ou pire encore, se la faire choisir.
Puis ensuite se faire regarder par une masse de gens.
Être demoiselle d'honneur pour le mariage de ma douce cousine avec mes deux autres cousines est donc un honneur qui me fait chaud au coeur, mais qui me fait déjà un peu paniquer.
Déjà, l'essayage risque d'être un peu honteux. J'espère que ma cousine ne nous proposera pas d'aller au Chateau où à d'autres endroit ou les robes fittent à ma cuisse plus qu'à ma taille.
Les gens, souvent, n'imaginent pas que je peux m'habiller dans les vêtements taille forte. La majorité du temps, les vêtements des boutiques normales sont un peu trop petits, et ceux des boutiques taille forte un peu trop grands. Trouver une robe dans laquelle je me sente belle est un défi. Là, ça promet...
Ensuite, au grand jour, il faudra parader, en saucisson, entre deux fleurs fraîches et une mariée superbe.
Je vais mourir et il fallait que j'en parle...
Ensuite, il me faudra me revêtir de toute mon hypocrisie pour sourire à mon oncle et faire comme si je ne savais rien devant cet homme qui ne veut plus me voir et me parler, sans que sa fille, la mariée, soit au courant.
God damn it!
(je suis contente quand même et je suis sure qu'il y aura plein de beaux moments!)
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