Je ne peux pas dire que l'anti-régime soit évident ces jours ci. Je voudrais retrouver l'état d'esprit que j'avais avant et surtout, que ça aille plus vite! Au final, je me met beaucoup de pression et je finis par ne jamais dire non à l'appel de la bouffe, sans faim, ce qui ne serait pas grave si j'attendais que la faim revienne pour manger à nouveau. Mais le fait d'attendre tout le temps cette maudite faim me frustre, et en réponse à la frustration, je rêve de fromage. Si je le mange, je suis déçue d'avoir une fois de plus mangé sans faim et de devoir attendre encore plus longtemps cette inaccessible étoile. Si je ne le mange pas, je suis frustrée. Et je ne varie pas sur la réaction, que sur le substrat: chocolat, crème glacée, n'importe quoi de bien calorique.
Au final, ça ne va pas, et c'est sans doute parce que j'oublie que la bouffe est une distraction pour des problèmes plus en profondeur. Si j'ai tellement envie de manger tout le temps, c'est que mes émotions vont dans tous les sens bien malgré moi. Et au fond, c'est sans doute bon signe. C'est que j'explore les cavernes de mon ressenti de plus en plus et que ça me chamboule un peu. Il ne me reste qu'à y plonger, et à enfin vivre tout ça plutôt qu'à fuir ma propre intensité dans la bouffe. Les émotions sont faites pour être vécues, sans quoi elles restent prises dans le corps. Je suis un site d'enfouissement d'émotions, et jouer là dedans, ça sent mauvais.
J'ai revu ma psychothérapeute vendredi et, en lui parlant, je me suis remise sur une piste que j'avais beaucoup explorée, qui m'avait faite du bien et que j'avais remisé au placard: habiter mon corps. Ce n'est pas un automatisme pour moi que de me ressentir ou d'y prêter attention. Je ne crois pas qu'on ait besoin d'avoir une histoire de maltraitance pour finir comme je me sens (ou ne me sens pas...), bien que ça n'ait surement pas aidé. Des années de haine et de déni de son corps suffisent surement à s'en détacher.
J'ai l'intention de faire du sport, et les raisons évoluent sans arrêt (sans que je m'y mette!). Plutôt que de me lancer seulement dans les sports violents et intensif qui me font vivre mon corps par le dépassement, la sueur, l'intensité et la douleur, je veux arriver à me ressentir dans la souplesse du mouvement tout en douceur. J'aurais besoin d'aller faire un genre de Qi Gong avec les gens de l'age d'or, je crois. J'attends les offres!
J'ai aussi acheté une crème pour mieux prendre soin de mon corps et ressentir mes contours, une façon d'affirmer l'armistice à mon corps tous les jours, de faire sa connaissance aussi.
Ça fait un mois et demi que je travaille avec Linecoaching et je n'ai rien perdu en terme de poids, rien pris non plus. Pourtant, j'ai l'impression d'avancer, malgré l'air hautain de ma saleté de balance que je ne me suis pas encore décidé à foutre aux vidanges. J'envie les parisiennes qui peuvent se permettre de voir J.P.Z. directement, et profiter sans doute d'un peu d'encouragement dans ce monde de régimes et de brutes. En plus, il y a la bas une patisserie qui fait des macarons qui méritent à eux seuls d'immigrer.
...
(partie d'urgence voir les prix des billets d'avion...)
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dimanche 17 juillet 2011
mardi 28 juin 2011
La satiété: fin mécanisme de plaisir
J'ai passé beaucoup de temps à essayer de saisir le concept de satiété. Diminution du plaisir gustatif? Disparition de la faim? Satisfaction? Ça vient à cette bouchée là ou à celle là? La question restait désespérément mystérieuse, et à force de vouloir faire parfait et de ne pas avoir l'impression d'y arriver, je finissais par me décourager et vraiment manger trop quand je lâchais prise.
Ce qui me frappe aujourd'hui, c'est que la satiété est un mécanisme fin de bien être, plus subtil que la faim mais aussi moins impératif à maîtriser pour perdre du poids.
La faim finit en général par être plutôt dictatoriale. Le corps a besoin de carburant, et il le signifie. La satiété nous informe de la juste mesure des choses mais n'est pas aussi tyrannique, simplement parce que le corps sait se réguler.
Si on mange trop, on aura simplement du carburant pour plus longtemps. Ce sera moins optimal niveau bien être et occasionnera une surcharge momentanée inutile pour l'organisme, mais si on attends le retour de la faim, il n'y a pas de problème au niveau du stockage.
Le problème, c'est que si on mange trop, on a pas nécessairement besoin de manger trois fois par jour (ou plus!) et, si on le fait, on finit par perdre la faim en même temps que la satiété. Le corps s'encrasse et s'encrasse, devient lourd pour de bon. On a alors plus accès au plaisir que seule la faim qu'apporte la modération peut apporter.
La faim, la véritable faim physique, je ne me souviens pas de l'avoir honorée convenablement souvent dans ma vie. Quand je la ressentais, après une journée en plein air ou de sport, je me sentais obligée de manger comme un ogre. Plus souvent encore, il fallait trouver des stratégie pour ne pas la ressentir, pour l'ignorer, pour ne pas y penser, dans le cadre de régimes crève-faim qui me rendait de plus en plus obsédée par ce que je ne pouvais pas avoir. Tellement d'année à travailler contre moi, contre mon corps, à prendre la faim comme une ennemie...
On ne trompe pas les mécanismes fins de régulation du corps longtemps. À la fin, dans plus de 95% des cas, c'est lui qui finit par gagner et par prendre de la marge pour la prochaine famine. Pour les 5% de gens restants, je n' ai jamais rencontré de ces rois/reines de la calorie qui m'aient donné envie de vivre leurs vies pleines d'interdit, de contrôle et de personnalité de bas bruns, minées par l'énergie mise à se faire ch... . Ça doit exister, mais je ne les connais pas!
Le défi subsiste: apprendre à honorer son corps et son appétit dans un monde qui oscille entre la gloutonnerie et la famine choisie. Dans une tête, la mienne, qui a pris les aliments pour refuge aussi. Je voudrais manger comme je voudrais vivre: dans la sagesse, la simplicité et surtout, le plaisir!
Comme le disait Brillat-Savarin, la gourmandise est l'ennemie des excès. Attendre la faim, c'est manger dignement, avec la sagesse de son corps, mais cultiver l'art de la satiété, c'est faire nourrir le véritable gourmand en soi, celui qui sait que les premières bouchées sont les meilleures et qui profite pleinement de son plaisir en cherchant les meilleures conditions pour qu'il naisse et vive!
Toujours du même sage: «L'avenir n'est point encore ; le présent n'est bientôt plus, le seul instant de la vie est l'instant de la jouissance.»
On pourrait perdre du poids à manger régulièrement trop et en attendant la faim, mais tant qu'à cheminer, autant le faire dans le plaisir gustatif maximum! Vive la satiété! On l'aime aussi parce qu'elle reste un choix qu'on peut sans problème outrepasser si le coeur nous en dit!
samedi 25 juin 2011
Trop de grains pour la mère poule...
Maëlie, au moment de partir, entre deux sanglots, le visage déformé de tristesse dans les bras de sa gardienne: maaamaaamaaaaaa!
Non, il n'y a rien au monde et dans l'univers qui me passe davantage le coeur à la lessiveuse.
Je l'avais encore dans la gorge au moment de m'enfiler sans faim une démoniaque chocolatine, qui n'a pas réussi à faire descendre le motton. Au même moment, ma puce était déjà sans doute en train de faire joyeusement des gâteaux de sables avec sa Maliline, mais que voulez vous, le coeur d'une mère poule maniaque a ses raisons que la raison a abandonné depuis 14 mois.
Ça fait quelques jours que je mange sans que la faim ou le plaisir soit au rendez vous, depuis le gargantuesque souper de vendredi avec les copines en fait.
Je crois que j'avais besoin ce soir là d'essayer de manger trop, puisque je le peux, pour me dire que c'est vraiment permis dans l'existence. Et ce qui est merveilleux, c'est que ce souper ou je me suis véritablement permis de trop manger en faisant confiance à la régulation de la faim m'a vraiment convaincu qu'il n'est pas agréable de manger de cette façon.
Lorsqu'on mange vraiment l'aliment en le dégustant, plutôt que l'idée de l'aliment, on se rends compte que ce n'est même plus bon, en plus de finir le repas en se sentant lourd, presque nauséeux...
Et quand ce n'est pas interdit, ça perds de son attrait. Je me rends compte que je n'ai plus d'interdits alimentaire mais que je reste assez rigide sur les quantités versus ma faim. C'est aussi une forme de restriction cognitive! Et pour l'interdit et les restrictions, je n'ai pas vieilli. J'ai 14 ans d'age mental sous certains aspects, privez moi de quelque chose et c'est tout ce que je veux! (J'ai bien essayé de me dire qu'il est tout à fait interdit de me tenir à jour dans mon lavage, ça ne fonctionne pas pourtant...)
La faim met du temps à revenir puisque j'ai mangé comme un ours pré-hibernation. Le problème, c'est que j'avais ce week end des diner sociaux de prévu chaque midi, et j'avais envie de les honorer (et de faire passer cette boule dans la gorge qui remplace toujours ma fille quand je m'en éloigne... une toute autre question!). Du coup, j'ai mangé peu, mais c'était trop pour moi. Plus la chocolatine possédée... ça fait vraiment trop pour mon appétit!
Ce n'est pas un problème pour mes aspirations à la sveltesse si j'attend vraiment que la faim revienne pour remanger. Mon corps est sage, plus sage que moi. Je sais que la faim sera peu présente cette semaine, et il me suffira de me laisser guider par elle.
J'apprends beaucoup des chats avec J.P.Z., et ils me laissent avec une incroyable idée de souplesse alimentaire, dans un genre que je ne me suis jamais accordée jusqu'ici malgré beaucoup de flirt avec la liberté. Ça fait du bien! Beaucoup de bien!
vendredi 24 juin 2011
Une étude qui ne surprend pas...
S'aimer pour changer. Et s'aimer davantage en résultat. La poule ou l'oeuf?!!
Women Who Accept Their Bodies More Likely to Eat Healthy
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Women who accept their bodies the way they are seem to be more likely to follow principles of healthy eating, new research shows. The findings suggest that women’s typical reasons for changing their diet – a dissatisfaction with their bodies – may backfire.
Newswise — Women who accept their bodies the way they are seem to be more likely to follow principles of healthy eating, new research shows.
The findings suggest that women’s typical reasons for changing their diet – a dissatisfaction with their bodies – may backfire, said Tracy Tylka, co-author of the studies and assistant professor of psychology at Ohio State University’s Marion campus.
“The message that women often hear is that some degree of body dissatisfaction is healthy because it could help them strive to take care of their bodies,” Tylka said.
“But it may be just the opposite: an appreciation of your body is needed to really adopt better eating habits.”
Tylka and her colleagues conducted several studies on a concept called “intuitive eating,” which is eating based on feelings of hunger and fullness rather than on emotions or situations.
They presented their results Aug. 11 in New Orleans in two related poster sessions at the annual meeting of the American Psychological Association. The studies will also be published later this year in the Journal of Counseling Psychology.
The focus on intuitive eating is an attempt to find out what constitutes healthy eating, rather than the more prevalent focus in psychology on eating disorders, Tylka said.
Other researchers have determined that intuitive eating has three components: unconditional permission to eat when hungry and to eat what food you desire; eating for physical rather than emotional reasons; and reliance on internal hunger and fullness cues to determine when and how much to eat.
While parts of intuitive eating are non-controversial, Tylka said many people can’t believe people should be able to eat when they want, and whatever foods they want.
“There’s this belief that if you give people unconditional permission to eat, they are going to binge and add on a lot of pounds. But that’s not what we have found,” Tylka said.
In a study of 199 college women, published in April in the Journal of Counseling Psychology, Tylka found that those who followed intuitive eating principles actually had a slightly lower Body Mass Index than women who did not.
“It seems amazing, but it is true. If you listen to your body signals in determining what, when, and how much to eat, you are not going to binge and you’re going to eat an appropriate amounts of nutrient-dense foods,” she said.
In the new studies presented at the APA, Tylka and her colleagues examined who was most likely to follow intuitive eating and the psychological impacts that doing so had on them.
In two samples of college women (597 all together), Tylka and Ohio State graduate student Laura Avalos found that women who reported they were intuitive eaters also reported higher levels of appreciation for their own body. They were more likely to agree with statements like “Despite its flaws, I accept my body for what it is.”
They were less likely to spend a lot of time thinking about how their body appears to others, and more time considering how their body feels and functions.
Results showed that these intuitive eaters felt more unconditional acceptance of their bodies by parents and others when they were growing up, and felt that those around them now accepted their bodies for what they were.
“When women feel that the people in their life accept their body, they don’t feel like they need to lose weight or tone up to be worthwhile,” Tylka said. “That seems to be directly related to eating intuitively.”
While her research has shown eating intuitively is associated with a lower BMI, Tylka said that doesn’t mean all women who follow these principles will match the thin models they see in the media.
“There are going to be a variety of body types. For most people, their ideal body type will hover around the range that doctors say is healthy. But some will be healthy at a higher weight, and others at a lower weight.”
But a lower BMI isn’t the only way that intuitive eating can contribute to well-being. In the second study presented at the APA, two samples of college women (737 total women) were tested by Tylka and Ohio State graduate student Jennifer Wilcox.Those who scored higher on measures of intuitive eating also showed higher levels of self-esteem, coping ability, optimism, and ability to deal with stressful situations.
“Healthy eating is associated with psychological well-being in a lot of different ways,” Tylka said.
Tylka said this research shows that healthy, adaptive eating is more than just avoiding the habits that lead to eating disorders.
“By teaching intuitive eating, we can help people learn how to eat adaptively, and not just tell them what not to do and what to avoid.”
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