Ça n'aura pas été facile. Ça n'aura pas été catastrophique non plus. Cette semaine a été, sans trop de surprise, un petit retour en arrière au niveau du programme. Ça fait partie du processus normal, j'imagine.
Quand je fais quelque chose, j'aime m'y donner et y être à 110%. C'est comme ça pour la maternité, pour l'université, pour le reste. Le problème, c'est que forcément en faisant quelque chose, on en néglige une autre. Je n'ai jamais su assumer la perte qui va avec le fait de choisir. Moi, je veux tout!
J'ai été si heureuse de reprendre les cours. Prendre des notes ne m'a jamais semblé aussi épanouissant. Le métro est un axe de liberté. Mon sac d'école est une île des Galapagos à explorer. Je suis heureuse d'être là, excitée, et je sais que j'ai de la chance.
Mais en même temps, je me sens si triste de ne pas être auprès de ma puce, qui grandit tellement et change si vite. Je la regardait aujourd'hui, avec ses cheveux fraîchement coupés comme une grande, et ma petite grandit tellement. À 16 mois, elle commence à vouloir explorer le monde par elle même. Elle parle comme pas possible. Elle a des goûts bien à elle, et des humeurs très affirmées. Mon bébé a entamé sa marche vers l'autonomie et c'est pour moi une petite déchirure douce mais certaine. L'amour absolu a quelque chose de la mélancolie. Je voudrais juste déguster chaque secondes de ces temps si particuliers!
Mais il faut bien un jour que je commence à me détacher un tout petit peu, comme elle le fait, pour que la vie continue de s'étoffer autour d'elle et de moi. Sinon, je ne cultive qu'un amour qui ne peut que finir loin de moi et à qui il faut donner des ailes de bon coeur.
Et quand je me sépare entre différentes passions, la culpabilité n'est jamais bien loin, car j'aimerais tellement en donner plus à chaque chose, mais quand j'en choisi une, j'en laisse une autre, un petit deuil que je n'assume pas. Pendant que j'étudiais un minimum aujourd'hui, j'ai planté ma fille devant le Roi Lion et je m'en suis sentie triste jusqu'au bout des doigts qui tapaient mes notes. J'aurais voulu travailler mes cours et lire une histoire; aller aux balançoires et faire mes lectures. C'est un petit gâteau qui a tenté d'éponger la tristesse...
Et j'ai mangé ce soir sans faim, un choix cette fois, l'envie d'arriver à faire taire cette boule de tension et de tristesse qui m'habite depuis une semaine. Sans trop de succès, bien sur!
Mais la conscience est là; je ressens ce qui m'habite et le voit comme une invitation à retrouver mon équilibre. Esprit, coeur, corps; ils ont tous besoin de moi pour continuer comme j'ai besoin d'eux, et la nourriture ne fera pas tout. J'ai envie de trouver un temps pour méditer et ressentir, un temps pour bouger et me dépenser, un temps pour étudier et réfléchir, un temps pour me mettre jolie, un temps pour dormir même si ça ne dépend pas que de moi...
...et beaucoup, beaucoup de temps pour aimer et partager des instant avec ma fille et mon amoureux.
C'est réaliste? C'est possible?
Comment ne pas vouloir viser la perfection pour mieux aller chercher tout le jus de la vie? Je sais que je m'impose un stress inutile, mais je ne peut m'empêcher d'attendre beaucoup de l'existence et de prendre les moyens pour y arriver!
vendredi 9 septembre 2011
mercredi 7 septembre 2011
Premier examen
Ça faisait longtemps qu'on ne les avait pas vues, mais elles sont revenues en force avec le petit vent glacial et surtout, le début des cours: les compulsions.
Je vous ai déjà dit ce matin que j'ai loupé en me levant mon rendez vous avec ma thérapeute. C'était le début d'une journée merdique.
Ensuite, j'ai su en parlant avec la directrice de programme qu'une de mes équivalence de cours n'avait pas été retenue et que je devais donc me présenter à un examen pour mesurer mon niveau en statistique... dans 3h!
Évidemment, ma fille n'était pas d'humeur à laisser maman réviser un peu. "Maman va étudier pendant que tu écoutes Le Roi Lion?"
-NON, PAS!
-Tu veux faire un beau dessin avec la belle peinture qui coule partout?
-NOOON
-Tu veux écouter bébé Lilly?
(sourire surpris de la bête, qui semble considérer l'option, avant de hurler:)
-NON, MAMAAAAN, PENNE (prends-moi)!
-Tu veux arracher les feuilles de la plante? Dérouler le papier essuie-tout? Casser quelque chose? Jouer dans les toilettes
-Non, maman, liyye (lire), LIIIIIYYYYE! MAMAAAAAN! PENNE MAALII! LIIIIIIYE!
Évidemment, je n'ai pas étudié. À quoi bon de toute façon, puisque je n'avais à peu près que le temps de constater l'étendue de mon ignorance. Les statistique, c'est une matière qui m'intéresse et qui m'a toujours intéressé et amusé autant que les intrigues passionnantes de Loft Story. Devinez donc comment?
Petite compulsion de stress avant de partir pour l'examen, petite compulsion de soulagement en revenant, bienvenue au royaume de mon insanité mentale... Et pendant toute la journée, l'estomac en boule de vivre en même temps toutes mes hantises du moment: laisser Maëlie, vouloir avoir 110% de moyenne, ne pas arriver à me faire un horaire parfait ou tout et tous sont parfaitement comblés... Ce sont des petites angoisses, certes, mais elle réveillent en moi tout ce que j'ai de plus insécure et de perfectionniste.
Miraculeusement, j'ai passé l'examen, ce qui a permis à mon amoureux de se foutre une fois de plus de ma gueule. Je devrais couler un jour, juste pour lui prouver que c'est possible et que j'ai raison de croire que l'apocalypse est à nos portes avant chaque examen, jusqu'à la réception des résultats, que je ne mérite pas mes notes et que je ne comprends rien, jamais!
Trêve de niaiseries pas si décalées, je vais devoir gérer mon stress, trouver un temps pour la pleine conscience et assumer que la perfection est impossible à atteindre sur tous les fronts. Pour une fois, j'espère arriver à prendre soin malgré tout le reste d'une chose qui me tient à coeur et que j'ai longtemps négligé: moi!
Je vous ai déjà dit ce matin que j'ai loupé en me levant mon rendez vous avec ma thérapeute. C'était le début d'une journée merdique.
Ensuite, j'ai su en parlant avec la directrice de programme qu'une de mes équivalence de cours n'avait pas été retenue et que je devais donc me présenter à un examen pour mesurer mon niveau en statistique... dans 3h!
Évidemment, ma fille n'était pas d'humeur à laisser maman réviser un peu. "Maman va étudier pendant que tu écoutes Le Roi Lion?"
-NON, PAS!
-Tu veux faire un beau dessin avec la belle peinture qui coule partout?
-NOOON
-Tu veux écouter bébé Lilly?
(sourire surpris de la bête, qui semble considérer l'option, avant de hurler:)
-NON, MAMAAAAN, PENNE (prends-moi)!
-Tu veux arracher les feuilles de la plante? Dérouler le papier essuie-tout? Casser quelque chose? Jouer dans les toilettes
-Non, maman, liyye (lire), LIIIIIYYYYE! MAMAAAAAN! PENNE MAALII! LIIIIIIYE!
Évidemment, je n'ai pas étudié. À quoi bon de toute façon, puisque je n'avais à peu près que le temps de constater l'étendue de mon ignorance. Les statistique, c'est une matière qui m'intéresse et qui m'a toujours intéressé et amusé autant que les intrigues passionnantes de Loft Story. Devinez donc comment?
Petite compulsion de stress avant de partir pour l'examen, petite compulsion de soulagement en revenant, bienvenue au royaume de mon insanité mentale... Et pendant toute la journée, l'estomac en boule de vivre en même temps toutes mes hantises du moment: laisser Maëlie, vouloir avoir 110% de moyenne, ne pas arriver à me faire un horaire parfait ou tout et tous sont parfaitement comblés... Ce sont des petites angoisses, certes, mais elle réveillent en moi tout ce que j'ai de plus insécure et de perfectionniste.
Miraculeusement, j'ai passé l'examen, ce qui a permis à mon amoureux de se foutre une fois de plus de ma gueule. Je devrais couler un jour, juste pour lui prouver que c'est possible et que j'ai raison de croire que l'apocalypse est à nos portes avant chaque examen, jusqu'à la réception des résultats, que je ne mérite pas mes notes et que je ne comprends rien, jamais!
Trêve de niaiseries pas si décalées, je vais devoir gérer mon stress, trouver un temps pour la pleine conscience et assumer que la perfection est impossible à atteindre sur tous les fronts. Pour une fois, j'espère arriver à prendre soin malgré tout le reste d'une chose qui me tient à coeur et que j'ai longtemps négligé: moi!
Rentrée
Rentrée faite!
Après avoir perdu dans la rue les pantalons que j'avais prévu mettre, les avoir retrouvé, puis les avoir fait trop rapetisser dans la sécheuse, j'ai finalement opté pour une vieilles paires de jeans sur talons hauts, avec un petit haut décontracté pour me donner un petit look "je-m'en-fou-tu-de-la-rentrée-moi". Les cheveux fraîchement coupés, j'ai galéré à trouver mon local et me suis sérieusement demandée si je n'était pas maintenant trop vieille pour partager les couloirs avec des petits cégepiens excités et aussi perdus que moi. Tout ça est presque arrivé à me faire oublier ma crise de larmes en me séparant de ma fille plus tôt. Pas devant elle, bien sur, mais la voiture n'avait qu'à bien se tenir. Déluge!
Ça s'est finalement super bien passé. Dans l'auditorium de 300 personnes, je me suis même retrouvée par hasard assise à coté d'une fille de mon age qui a un fils de l'age de ma fille et qui hésite aussi à aller en soins infirmiers car c'est moins long et plus exportable pour faire de l'humanitaire, bref, mon double. Juste en pas mal plus jolie!
Comme on a les mêmes cours, moi qui avait peur d'être esseulée dans une marée de jeunes cool, j'espère avoir trouvé une copine d'étude!
Pouvez vous donc m'expliquer pourquoi, si tout s'est si bien passé, je me suis tapé une compulsion en arrivant à la maison? Aille! Il ne me reste plus qu'à continuer!
Merrrrrde! Éclair de cerveau en direct: je viens de penser que mon rendez vous chez la thérapeute, c'était il y a une heure...
Après avoir perdu dans la rue les pantalons que j'avais prévu mettre, les avoir retrouvé, puis les avoir fait trop rapetisser dans la sécheuse, j'ai finalement opté pour une vieilles paires de jeans sur talons hauts, avec un petit haut décontracté pour me donner un petit look "je-m'en-fou-tu-de-la-rentrée-moi". Les cheveux fraîchement coupés, j'ai galéré à trouver mon local et me suis sérieusement demandée si je n'était pas maintenant trop vieille pour partager les couloirs avec des petits cégepiens excités et aussi perdus que moi. Tout ça est presque arrivé à me faire oublier ma crise de larmes en me séparant de ma fille plus tôt. Pas devant elle, bien sur, mais la voiture n'avait qu'à bien se tenir. Déluge!
Ça s'est finalement super bien passé. Dans l'auditorium de 300 personnes, je me suis même retrouvée par hasard assise à coté d'une fille de mon age qui a un fils de l'age de ma fille et qui hésite aussi à aller en soins infirmiers car c'est moins long et plus exportable pour faire de l'humanitaire, bref, mon double. Juste en pas mal plus jolie!
Comme on a les mêmes cours, moi qui avait peur d'être esseulée dans une marée de jeunes cool, j'espère avoir trouvé une copine d'étude!
Pouvez vous donc m'expliquer pourquoi, si tout s'est si bien passé, je me suis tapé une compulsion en arrivant à la maison? Aille! Il ne me reste plus qu'à continuer!
Merrrrrde! Éclair de cerveau en direct: je viens de penser que mon rendez vous chez la thérapeute, c'était il y a une heure...
lundi 5 septembre 2011
Désir inassouvi...
Le désir est un effort de réduction d'une tension issue d'un sentiment de manque et en ce sens, on ne désire que ce dont on manque. -wikipediaBonjour, je m'appelle Vertige et je suis Balançomane, abstinente depuis 48 heures.
Non mais... Ils sont où les groupes B.A. pour me proposer une démarche en 10 étapes pour me libérer de mon addiction balancienne? J'me peux plus, et pourtant, j'ai une longue histoire d'abstinence derrière moi.
Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi. -Ernest RenanIl a tord, Renan. Je vois l'inanité extrême du désir.
C'est comme, adolescente, quand j'étais folle amoureuse en secret de mon voisin que je savais rustre et laid; on ne peut empêcher un coeur de désirer. Reste à espérer que je puisse ressentir un jour la même chose pour ma balance que pour Yann...
La balance n'a rien de machiavélique en soi (sauf la mienne, qui a une âme malfaisante) mais c'est le fond de ce désir sauvage que j'éprouve pour elle.
Laissons le dernier mot à Épictère, puisque qu'on dit que les vieux sont sages et que lui, il dépasse de beaucoup ma grand-mère.
Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir. -Épictète
vendredi 2 septembre 2011
Done!
82,9: premier objectif atteint! C'est un peu niais, mais j'ai l'impression que ça efface tout le yoyo que je fais depuis le début du programme. Enfin, je passe en dessous du 83. Done! Maintenant, on s'attaque au 80 on continue le chemin vers un comportement alimentaire sain et libérateur.
Reste maintenant à tenir une promesse que je me suis faite à moi même: pas de pesée avant octobre!
J'ai eu une semaine productive à tous les niveaux. J'ai fait plein de trucs qui trainaient depuis longtemps. Ma to-do list est vide: incroyable! C'était aussi ma dernière semaine à temps plein avec ma fille, et se retrouvant toutes les deux toutes seules sans papa, on en a profité pour faire encore plus de calins que d'habitude. Vous me direz que ce n'est pas franchement la fin du monde de faire trois petit cours universitaires, mais pour moi, me séparer aussi longtemps de ma puce (le mardi soir et 8 heures le jeudi, quand même!), c'est une épreuve sans nom. Heureusement que c'est papa qui va prendre la relève en mon absence, sinon je ne crois pas que j'y arriverais! (je sais, je braille alors qu'il y a pire, mais c'est mon blog et je peux le remplir de mes jérémiades si je veux ;o) )
Sinon, tout va plutôt bien, même suis je suis franchement crevée. Allez, profitons en, à la sieste!
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