samedi 20 août 2011

Chialage

Je devrais être enchantée. LC me demande de manger toutes ces choses que j'aime trop. Genre un brownie aux pacanes caramélisées de chez Chocobel...

Plus exactement, on me demande d'en manger à ma faim, ce qui déjà, suscite un moment de panique. Ma faim, je la reconnais quand elle explose, et souvent ces jours ci, je mange bien avant.

Je disais donc, on me demande d'en manger à ma faim, puis de jeter le reste. Jeter un brownie aux pacanes caramélisées? Je me sens faiblir... et je me sens capable d'aller le rechercher dans la poubelle pour le finir.

J'ai l'impression d'être bien trop faible et nulle dans ce programme pour arriver à un tel exploit. Les jours sans EME se font rares.

Je ne maîtrise plus rien. Je suis hors service.

C'est trop dur! La neige, elle est trop molle!

Si je pouvais m'enlever cette foutue pression de réussir, j'y arriverais sans doute mieux. Depuis que j'ai adhéré à ce programme, je me dis que c'est maintenant ou jamais. Et jusqu'ici, ce n'est pas maintenant. D'où l'angoisse...

L' "amie"

Ce midi, nous sommes allés dîner avec des "amis". En fait, ce sont plutôt des amis de mon amoureux. Moi, j'ai de la difficulté à supporter la fille, même si je fais des efforts. Les gens les plus difficiles à aimer sont ceux qui ne nous aiment pas et qui le laissent fortement transparaître. 

Je me demande pourquoi je continue de lui poser des questions sur ça vie puisqu'elle est clair qu'elle passera de toute façon la majorité de son temps à nous parler d'elle même. Cette fille est capable de passer 20 minutes à nous donner des détails sur la bourrure de son canapé mais ne me demandera jamais comment je vais, ni ce que je fais. À tous les autres, oui, brièvement quand même, mais jamais à moi.

Je me demande bien ce que je lui ai fait pour qu'elle ait envie à ce point de me confondre avec le mur. J'ai parfois tendance à penser qu'une fille comme moi n'a pas de place dans sa vie dominée par les apparences. Quand on essaie trop de m'oublier, j'ai l'impression de me sentir 4 fois plus grosse que je ne le suis réellement, et d'être trop laide pour qu'on ose me parler. Bien sur, je sais que ces pensées n'ont pas de sens, mais c'est ce que je ressens.

Mon amoureux croit qu'elle ne m'aime pas simplement parce qu'il est avec moi, et qu'elle aurait bien voulu pendant un temps... Mais le regard qu'elle pose sur moi est tellement hautain que je n'arrive pas à me sentir autrement que de la merde.

De toute façon, je me demande pourquoi je m'en fais pour une fille égocentrique qui me donne l'impression de vivre et de faire pour raconter.

Je ne supporte pas d'être détestée, mais encore moins d'être ignorée. J'ai l'impression de devoir trouver chaque fois en quoi c'est de ma faute. Le pire, c'est qu'au fond, j'admire ce que fait cette fille: ses voyages, sa carrière... On se ressemble un peu. J'aimerais pouvoir parler amicalement avec elle, mais il semble que ça en soit pas possible.

Avez vous des gens comme ça, dans vos vies?

vendredi 19 août 2011

Une réussite!

Est ce que j'ai faim, où ai-je envie de changer la façon dont je me sens?

C'est la question que je me suis posée avant de CHOISIR de ne pas manger, de prendre de la distance et de constater ce qui se passait, en pleine conscience.

Et j'ai réussi! Moi qui butte sur ces saletés d'EME depuis des semaines... On dirait que plus je travaille dessus, plus elles sont puissantes. Celle de ce soir était vraiment intense.

Je suis donc capable de le faire! Autant célébrer ce petit pas!


Macaron rose framboise

Les québécoises qui me lisent doivent passer chez Première Moisson. C'est un devoir, ça fait partie des choses que vous devez avoir essayées dans votre vie pour mourir en paix (et c'est moins difficile que de prendre un avion pour aller déguster la garbure de Gers que j'ai trouvé dans un gite fermier du chemin de Compostelle... Ah, j'ai trop envie d'y retourner!)

Mode d'emploi: attendre d'avoir une faim digne du macaron rose framboise divin pour planter vos incisives pleines de désir dans la chair parfaite de cette création sublime. Lentement. Avec tous vos sens.


Le craquant parfait du macaron légèrement élastique se marie parfaitement à la touche acidulée de la framboise fraîche et à la douceur de l'épaisse couche crème légère et vanillée qui se cache au coeur. Tout simple, mais inspiré et parfait!

Il faut prendre le petit format, qui selon moi à l'équilibre parfait dans les ingrédients.

Vous m'en donnerez des nouvelles!

jeudi 18 août 2011

La maternelle à l'université

La puce est finalement couchée et dort comme un petit ange. J'adore être maman, même si mes standarts sont élevés et me coutent. Lorsque j'ai décidé d'avoir un bébé, je savais que j'y mettrais beaucoup d'énergies, mais je n'imaginais pas à quel point ce serait parfois difficile et déstabilisant. La première année fut si difficile et pleine d'inquiétude! Ma fille se porte maintenant à merveille, même si elle est minuscule et toujours près d'être gavée... À 15 mois, elle ne fais pas encore 8 kg. Je l'allaite, la porte, nous faisons du co-dodo et j'essaie de respecter le plus possible ses rythmes, tout en lui offrant un cadre stable et réconfortant. Tant de proximité, ce n'est pas toujours facile, mais je crois profondément que l'autonomie réelle vient d'un attachement solide, d'autant plus quand les premiers mois ont été difficiles pour elle. Si j'avais voulu de la facilité, j'aurais opté pour une plante verte. Je ne prends pas les chemins les plus faciles, mais je fais ce que je crois le mieux pour ma fille, selon ce que me dicte mon coeur, sans juger les choix des autres.

Il y a des jours où j'ai l'impression de ne plus m'appartenir. Les grands parents sont loin et nous sommes un peu seuls avec Maëlie. Nous avons bien sur plein d'amis qui aimeraient la garder mais j'attends qu'elle soit prête... En attendant, je suis une maman à temps plus que complet. C'est ce que je veux, c'est mon choix, mais je crois avoir le droit de dire quand même qu'il y a des jours ou je suis épuisée et ou je me sens vidée de ma substance et de mon existence.

J'ai de la difficulté à hiérarchiser mes valeurs. Même d'un point de vue tout è fait égoïste, je veux être présente aux découvertes de ma fille, être avec elle au quotidien pour l'aider à grandir. Pourtant, je n'arrive pas à faire le deuil d'une carrière comme sage-femme. Je n'ai plus que 3 ans à compléter, sur 4 et demi, mais même comme étudiante, être sage-femme au Québec demande un dévouement et des sacrifices que je ne veux pas faire porter à ma famille. Être sur appel à toute heure du jour et de la nuit, partir n'importe quand sans savoir quand on va revenir à la maison, être mise en stage toujours à la dernière minute, n'importe où dans la province, partager la charge complète d'une sage-femme en plus des cours, des travaux, de l'étude, des examen et du stress qui vient avec, ça ne se fait pas sans impacts sur les gens autours. Je vois mes collègues faire des sacrifices que je ne pourrais pas faire porter à ma fille. Je ne peux pas accepter d'être mère à temps si partiel, même pour un métier si plein de sens et tellement plein de possibilités. Pourtant, j'ai encore croisé une étudiante aujourd'hui qui revenait de stage en Afrique, et j'ai été jalouse comme pas possible.

Dans la vie, on ne peut pas toujours tout avoir, et ça m'écoeure.

Je me lance donc en septembre dans des études de psychologie. C'est donc un autre 7 ans avant d'avoir mon doctorat, et 9 ans si j'arrive à entrer au profil scientifique-professionnel combiné. Et comme je commence à temps partiel, c'est encore plus long. C'est complètement déraisonnable, mais ça me permettra de vivre ma vie de mère tout en complétant des études qui me plaisent. Ultimement, j'aimerais faire de l'humanitaire et enseigner. Au moins, je serai assez vieille à ce moment là pour être crédible.